La convention républicaine organisée à Dallas, pensée comme une célébration de Donald Trump et baptisée «Trump-a-Palooza», a servi à lever des fonds et à rallier les troupes avant les élections de mi-mandat. Le président a réitéré ses thèmes habituels — critiques des démocrates, contrôle de l’immigration, promotion des investissements et défense des tarifs douaniers — mais n’a guère insisté sur la guerre commerciale récemment ravivée avec le Canada.

Parmi les milliers de participants, de nombreuses voix ont qualifié le conflit tarifaire de «querelle familiale» ou ont avoué ne pas s’en préoccuper. Plusieurs partisans interrogés privilégient des sujets locaux comme l’intégrité électorale, le coût de la vie ou des politiques en faveur des pompiers plutôt que les relations bilatérales. Trump a aussi promis un «dividende» Trump de 5 000 $ par adulte si les républicains conservaient le Congrès, promesse alignée sur sa rhétorique sur les recettes des droits de douane.

Malgré l’indifférence affichée dans l’arène, des républicains de l’aire frontalière et certains élus expriment des inquiétudes. Les droits de douane imposés au Canada et les perturbations commerciales pèsent sur des États comme le Michigan, le Maine, l’Ohio, l’Iowa et l’Alaska, où le commerce transfrontalier est économiquement significatif et où des sièges sont serrés en vue des mi-mandat.

Le contraste est net entre la perception du public rassemblé à Dallas et celle des électeurs ou candidats dans les circonscriptions dépendantes du commerce avec le Canada. Tandis que l’événement visait à galvaniser la base autour de la personnalité présidentielle, il expose une fracture stratégique: l’association publique au président peut aider à mobiliser les partisans mais fragiliser des candidats républicains exposés aux conséquences économiques des tarifs.