La convention «Trump-a-Palooza» tenue à Dallas a pris des airs de célébration personnelle du président plutôt que de rassemblement politique traditionnel. Trump a réaffirmé ses thèmes habituels — critique des démocrates, gestion de l'immigration, attractivité pour les investissements étrangers — et a promis un «dividende» de 5 000 $ par adulte si les républicains gardaient le contrôle du Congrès, un engagement rappelant d'autres promesses non concrétisées sur le financement par les droits de douane.

Parmi la foule, la guerre commerciale avec le Canada a été perçue comme secondaire: beaucoup d'assistants n'étaient pas informés ou ne se sentaient pas concernés. Plusieurs participants, focalisés sur des priorités locales comme le soutien aux pompiers ou la sécurité sociale, ont qualifié le conflit tarifaire de «querelle familiale» et n'ont guère voulu en débattre pendant l'événement.

Pourtant, la rupture des relations avec Ottawa a tangiblement frappé des régions frontalières et inquiète certains républicains. Des élus de l'Alaska, du Michigan, de l'Iowa, du Maine et de l'Ohio craignent que les droits de douane pèsent sur leurs campagnes dans des sièges serrés; la sénatrice Susan Collins a par exemple identifié ces mesures comme un handicap pour sa réélection.

La dynamique interne du parti est donc contrastée: une base qui acclame le président et minimise les tensions commerciales, et des candidats en campagne qui mesurent concrètement l'effet des droits de douane sur leurs électeurs et sur les prix locaux. Le rassemblement vise à lever des fonds et redonner de l'élan avant les midterms, mais l'association visible entre candidats républicains et la figure présidentielle pourrait se révéler problématique dans les circonscriptions sensibles.