AB InBev surperformait nettement son marché de référence jeudi matin. Vers midi, l’action cédait moins de 0,4 % à 67,10 euros, tandis que le BEL 20 reculait de 2,7 % et l’indice européen de la consommation de 1,3 %. Cette résistance intervient après une note positive de RBC.
Le courtier a relevé son objectif de cours de 93 à 95 euros et confirmé son opinion « surperformance ». Par rapport au cours mentionné dans la dépêche, cette cible représente un potentiel théorique d’environ 42 %. Il s’agit toutefois d’un scénario d’analyste et non d’une prévision garantie.
RBC fonde son optimisme sur plusieurs éléments. AB InBev conserve une position dominante dans l’industrie mondiale de la bière et réalise une part importante de ses activités dans les marchés émergents, où le courtier voit encore un potentiel de croissance. Les mouvements de change resteraient également favorables au groupe.
La plateforme numérique B2B BEES constitue un autre soutien. Elle relie directement le brasseur aux commerces et peut améliorer la prise de commande, la distribution et la connaissance des clients professionnels. RBC estime que cette infrastructure renforce la capacité d’AB InBev à générer de la trésorerie.
Malgré une progression de 22 % depuis le début de l’année et la meilleure performance sur douze mois parmi les valeurs suivies par RBC, le courtier juge le titre encore sous-évalué. AB InBev se négocierait à un niveau proche de Heineken et Carlsberg, tout en conservant une décote face à d’autres leaders mondiaux de la consommation comme Nestlé ou Procter & Gamble.
Pour les investisseurs, cette comparaison doit être complétée par l’analyse de la dette, de la croissance organique, des volumes et des marges. Une décote peut signaler une opportunité, mais aussi refléter des risques propres au secteur, à la structure financière ou à l’exposition géographique. La prochaine validation viendra donc des résultats opérationnels et de la conversion des bénéfices en trésorerie.


