Airbus a annoncé une commande de dix appareils par Biman Bangladesh Airlines. Le contrat comprend quatre A350-900 destinés aux liaisons long-courriers et six avions moyen-courriers. Aucun montant, calendrier de livraison ou prix contractuel n’a été communiqué.

Cette décision marque une diversification importante pour la compagnie nationale bangladaise. Sa flotte actuelle compte dix-neuf appareils et se compose principalement d’avions Boeing et de turbopropulseurs Dash-8. L’arrivée d’Airbus introduira donc un nouveau constructeur dans l’organisation, avec des conséquences sur la formation des équipages, la maintenance, les pièces détachées et la planification opérationnelle.

La commande intervient peu après celle de onze appareils Boeing, comprenant des 787 Dreamliner et des 737 MAX. Biman mène ainsi un programme d’expansion et de modernisation reposant sur les deux grands constructeurs mondiaux. La compagnie transporte un peu plus de 20 % des passagers aériens du Bangladesh, selon le ministre de l’Aviation civile et du Tourisme.

Pour Airbus, l’accord renforce la présence de l’A350 auprès d’un nouveau client et ajoute des appareils à son carnet de commandes. L’effet financier ne correspondra toutefois pas au prix catalogue : les contrats aéronautiques comportent généralement des conditions commerciales, et les revenus sont comptabilisés au fil des livraisons plutôt qu’au moment de l’annonce.

Le choix d’une flotte mixte peut améliorer la capacité de négociation de Biman et permettre d’adapter les appareils aux différentes routes. Il augmente aussi la complexité d’exploitation, car deux familles de constructeurs nécessitent des compétences, des stocks de pièces et des dispositifs de maintenance distincts.

Pour les investisseurs d’Airbus, l’annonce est positive mais limitée à l’échelle du groupe. Les points déterminants seront la transformation de la commande en livraisons, la disponibilité des moteurs et composants, ainsi que la capacité du constructeur à tenir ses cadences. L’absence de calendrier empêche d’estimer la contribution aux résultats futurs.