Les investisseurs consacrent beaucoup de temps à sélectionner des titres. Pourtant, la décision la plus structurante reste souvent la répartition entre grandes classes d’actifs.
Les actions constituent généralement le moteur de croissance du portefeuille. Elles permettent de participer au développement des entreprises et peuvent offrir une performance élevée sur longue période. En contrepartie, elles exposent à des baisses parfois importantes.
Les obligations ont un rôle différent. Elles peuvent apporter des revenus et réduire la volatilité globale, même si leur prix reste sensible aux taux d’intérêt, à l’inflation et au risque de crédit.
Les liquidités servent enfin de réserve. Elles limitent le risque de devoir vendre au mauvais moment et permettent de saisir une opportunité lorsqu’un marché corrige fortement.
La bonne allocation dépend de l’horizon et du profil de l’investisseur. Une personne proche d’un projet important n’a pas les mêmes besoins qu’un épargnant qui investit pour trente ans. Le niveau de revenu, la stabilité professionnelle et la tolérance aux pertes doivent aussi être intégrés.
Une allocation prudente peut donner une place importante aux obligations et au cash. Une allocation équilibrée pourra conserver une majorité d’actions tout en maintenant des amortisseurs. Dans tous les cas, la cohérence globale compte davantage que la recherche permanente du meilleur titre du moment.
Un portefeuille équilibré n’a pas vocation à être figé. Après une forte hausse des actions, leur poids peut devenir supérieur à la cible initiale. Un rééquilibrage périodique permet alors de revenir au niveau de risque choisi.
