Amoéba sollicite ses actionnaires et de nouveaux investisseurs dans le cadre d’une augmentation de capital d’environ 10 millions d’euros. L’opération conserve le droit préférentiel de souscription : trois DPS permettent de souscrire une action nouvelle au prix de 0,30 euro, à laquelle est attaché un bon de souscription d’action gratuit. La période de souscription doit s’achever le 23 octobre 2026.
Les fonds doivent financer deux priorités. La première est le démarrage commercial de l’activité de biocontrôle, fondée sur des solutions microbiologiques issues de l’exploitation d’amibes. La seconde consiste à préparer la monétisation de la plateforme cosmétique Willa. La société indique que cette monétisation devrait ensuite contribuer au financement de son développement jusqu’à l’autonomie financière visée à partir de 2029.
Ce calendrier reste conditionnel. Amoéba précise que l’idée d’un dernier appel au marché jusqu’en 2029 dépend de la réalisation effective de la monétisation de Willa. Pour les investisseurs, cette nuance est essentielle : l’augmentation de capital renforce les ressources disponibles à court terme, mais ne supprime ni le risque d’exécution commerciale ni la possibilité de nouveaux besoins de financement si les revenus arrivent plus tard que prévu.
Sur le plan opérationnel, Amoéba dispose déjà de plusieurs jalons réglementaires. La substance active a été approuvée aux États-Unis en 2022 et a reçu un rapport positif définitif de l’EFSA en Europe. Le produit AXPERA a obtenu une homologation aux États-Unis en 2025 puis en France en 2026. L’ingrédient cosmétique figure par ailleurs sur la liste INCI, ce qui ouvre la voie à sa commercialisation hors Chine, où une autorisation locale demeure nécessaire.
L’opération est annoncée comme éligible au PEA, au PEA-PME et à certains dispositifs fiscaux. Ces avantages ne changent toutefois pas le risque économique : dilution, adoption commerciale et consommation de trésorerie restent les variables centrales.

