Barclays accélère sa réduction de coûts avec un projet d’environ 5 000 suppressions de postes cette année, soit 5 % de ses effectifs. Environ 60 % des départs concerneraient des fonctions de support, notamment le développement informatique. Un millier de postes ont déjà été supprimés et le solde est prévu d’ici la fin de l’année.
La banque associe cette réorganisation à l’automatisation et à l’usage croissant de l’intelligence artificielle. Elle a provisionné 201 millions de livres supplémentaires pour financer les mesures de restructuration. Pour les investisseurs, la question centrale sera de savoir si ces dépenses ponctuelles produisent une baisse durable des charges sans dégrader l’exécution opérationnelle ni les capacités technologiques.
Le bénéfice du troisième trimestre atteint 2,3 milliards de livres, en hausse de 12 % sur un an, mais reste inférieur aux attentes. La banque d’investissement a généré 3,1 milliards de livres de revenus, contre 3,3 milliards anticipés. Les activités de taux et de crédit constituent le principal point faible : leurs revenus ont reculé de 19 % à 1 milliard de livres, alors que le consensus attendait 1,3 milliard.
La négociation d’actions offre un contrepoids avec une progression de 47 %, supérieure à celle observée en moyenne chez les grandes banques américaines. Le trimestre souligne ainsi une forte dispersion entre métiers.
La stratégie de Barclays repose désormais sur un arbitrage délicat : améliorer son efficacité grâce à la technologie tout en maintenant la qualité de service, le contrôle des risques et la capacité d’innovation. Les économies réellement obtenues seront plus importantes que le nombre de postes annoncé.


