Assystem a publié un chiffre d’affaires de 492,1 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2026, en hausse de 1,7 % en données publiées et de 2,8 % en organique. Le troisième trimestre marque une accélération, avec des revenus de 163,6 millions d’euros, en progression de 3,7 % et de 3,4 % à périmètre et taux de change constants.

La dynamique repose principalement sur le nucléaire, qui représente 81 % du chiffre d’affaires et affiche une croissance organique de 7,7 %. En France, les ventes atteignent 297,6 millions d’euros, soit 61 % du total, avec une hausse de 4,5 %. Le groupe bénéficie de la montée en puissance des projets liés aux nouveaux réacteurs, au cycle du combustible et aux programmes EPR2. Au Royaume-Uni, les contrats dans le nucléaire civil et la défense soutiennent également l’activité.

La situation est plus contrastée à l’international. Les revenus hors de France reculent de 2,4 % en données publiées, notamment sous l’effet des changes et du ralentissement au Moyen-Orient et en Inde. La fin du contrat nucléaire d’Akkuyu en Turquie et de certaines études en Arabie saoudite pèse sur la comparaison. La croissance organique internationale redevient néanmoins légèrement positive à 0,4 %.

La rentabilité opérationnelle progresse. Le résultat opérationnel d’activité semestriel atteint 21,1 millions d’euros, en hausse de 3,4 %, tandis que la marge gagne 0,2 point à 6,4 %. En France, cette marge atteint 7 %, soutenue par un meilleur taux d’activité et un levier plus favorable sur les coûts fixes. À l’international, elle recule à 7,2 %, contre 8,7 % un an plus tôt.

Le résultat net consolidé ressort toutefois en perte de 6,6 millions d’euros, contre un bénéfice de 4,3 millions un an auparavant. Il est notamment affecté par une contribution négative de 19,1 millions des sociétés mises en équivalence, dont 19 millions liés à Expleo. L’endettement net diminue parallèlement à 81,3 millions d’euros, contre 86,2 millions fin juin 2025.

Assystem vise désormais une croissance organique proche de 3 % en 2026 et une marge d’environ 7 % du chiffre d’affaires consolidé. Pour l’investisseur, le dossier combine une forte exposition aux programmes nucléaires européens et une amélioration opérationnelle, mais aussi une dépendance élevée à ce secteur et des résultats nets volatils. La réalisation de l’objectif de marge sera déterminante pour confirmer la qualité de la trajectoire.