Le calendrier de Zepizure se décale à nouveau. Selon l’analyse publiée par AlphaValue, le produit à base de midazolam de Crossject ne pourrait plus être lancé en 2026. Le scénario retenu place désormais une éventuelle commercialisation au premier semestre 2027, au mieux, en raison du calendrier attendu pour l’autorisation d’utilisation d’urgence.

Ce report modifie nettement les prévisions de l’exercice en cours. L’estimation de bénéfice par action 2026 passe de 0,19 euro à une perte de 0,22 euro. L’analyste anticipe une perte annuelle d’environ 14 millions d’euros, conséquence directe de l’absence de revenus liés au produit. La prévision de bénéfice par action 2027 reste inchangée à 0,29 euro, ce qui suppose que le potentiel de long terme n’est pas remis en cause à ce stade.

Les valorisations sont toutefois ajustées. La valeur d’actif net est abaissée de 7,97 à 7,60 euros, soit une réduction de 4,63 %. L’évaluation par actualisation des flux de trésorerie recule de 5,95 à 5,50 euros, une baisse de 7,43 %. Ces mouvements reflètent le décalage temporel des flux plutôt qu’une révision complète du potentiel commercial.

Pour les investisseurs, le calendrier réglementaire devient le principal facteur de risque. Chaque trimestre de retard repousse les recettes, augmente les besoins de financement et réduit la valeur actuelle des flux futurs. Pour une société encore déficitaire, la liquidité disponible et les modalités d’un éventuel financement peuvent devenir aussi importantes que l’autorisation elle-même.

Les projections de 2027 sont maintenues, mais elles reposent sur une commercialisation effective au premier semestre. Il faudra donc surveiller les étapes réglementaires concrètes plutôt que la seule date indicative. Tant que l’autorisation n’est pas sécurisée, la valorisation demeure très sensible aux hypothèses de lancement et au risque de dilution.