La séance s’ouvre avec une série dense de révisions d’objectifs de cours sur les valeurs françaises. Le mouvement n’est pas uniforme : plusieurs bureaux d’études relèvent leurs estimations sur des dossiers industriels ou de services, tandis que le luxe, l’automobile et certaines grandes valeurs défensives font l’objet d’hypothèses plus prudentes.
EssilorLuxottica illustre cette nuance. Morgan Stanley reprend le suivi avec une recommandation de surpondération, mais réduit son objectif de cours de 225 à 180 euros. Le signal reste donc positif sur la recommandation relative, tout en intégrant une valeur fondamentale estimée plus basse. Dans le luxe, Grupo Santander maintient sa surperformance sur Hermès et Kering, mais abaisse ses objectifs respectivement de 2 000 à 1 850 euros et de 334 à 320 euros.
La révision la plus sévère concerne Stellantis : RBC Capital Markets conserve une opinion de performance sectorielle tout en réduisant son objectif de 5 à 4 euros. La même maison abaisse celui de Sanofi de 80 à 75 euros, sans changer sa recommandation de performance sectorielle. Mercialys reste à l’achat chez AlphaValue/Baader Europe, avec un objectif très légèrement ramené de 13,70 à 13,60 euros.
D’autres valeurs bénéficient de relèvements. Jefferies maintient GTT à l’achat et porte son objectif de 235 à 260 euros. Publicis reste à l’achat chez Berenberg, avec une cible relevée de 119 à 123 euros. Rexel conserve également une recommandation d’achat chez Jefferies, pour un objectif passant de 44,20 à 45,20 euros. HSBC relève légèrement sa cible sur TotalEnergies de 93 à 94 euros en restant à l’achat.
Edenred voit son objectif UBS passer de 19 à 28,50 euros, mais la recommandation demeure neutre. Pernod Ricard bénéficie de cibles un peu plus élevées chez BNP Paribas et UBS, sans amélioration des opinions, respectivement sous-performance et neutre.
Pour l’investisseur, l’enseignement principal est de dissocier l’objectif de cours de la recommandation. Une cible abaissée peut rester compatible avec une opinion favorable, tandis qu’une cible relevée ne transforme pas nécessairement un dossier en achat. Ces révisions doivent être confrontées aux résultats, au consensus et au cours actuel.


