BAE Systems a conclu avec le département américain de la Défense un accord-cadre pluriannuel destiné à augmenter fortement la production des systèmes de guidage APKWS. Le groupe britannique pourrait livrer jusqu’à 25 000 unités par an pendant une période maximale de sept ans.
L’Advanced Precision Kill Weapon System transforme des roquettes non guidées en munitions de précision et peut notamment être employé dans la lutte contre les drones. La demande pour ce type de solution augmente avec la multiplication des menaces aériennes à faible coût, face auxquelles l’utilisation d’intercepteurs beaucoup plus chers peut dégrader rapidement l’économie d’un dispositif de défense.
L’accord donne à BAE Systems davantage de visibilité pour investir dans ses capacités. Il doit permettre au groupe d’augmenter la production, de commander à l’avance des composants dont les délais d’approvisionnement sont longs et de renforcer ses effectifs qualifiés. Cette visibilité est importante dans la défense, où les cadences ne peuvent pas être relevées instantanément et où les chaînes de fournisseurs constituent souvent un point de contrainte.
Le cadre prévoit également la possibilité d’atteindre 35 000 unités par an pour répondre aux besoins de pays alliés. Cette extension dépend toutefois de commandes formalisées dans le cadre des ventes militaires américaines à l’étranger. Plus largement, les volumes annoncés restent soumis à l’autorisation du Congrès et au vote des crédits nécessaires : ils constituent donc une capacité potentielle et non un chiffre d’affaires garanti.
Pour les investisseurs, l’accord renforce la visibilité industrielle d’APKWS sur plusieurs années et confirme la demande soutenue pour les solutions antidrones. Il faudra néanmoins attendre les commandes financées pour mesurer l’impact sur le carnet, les revenus et les marges. Malgré l’annonce, l’action BAE Systems reculait d’environ 2,6 % en fin de séance à Londres, autour de 1 932 pence.


