Donald Trump a franchi un palier dans sa pression sur la Réserve fédérale en demandant une baisse des taux et en menaçant de réduire voire d’interrompre les échanges avec les pays affichant un excédent commercial envers les États‑Unis. Ses déclarations interviennent quelques heures après la publication du rapport sur l’emploi d’août : 162 000 créations de postes contre environ 56 000 prévues par Reuters, et un taux de chômage stable à 4,1%.

Le président en déduit que la vigueur du marché du travail justifie des taux d’intérêt plus faibles, allant jusqu’à réclamer pour les États‑Unis « le taux le plus bas de tous les pays du monde, comme autrefois ». Il lie explicitement cette exigence aux relations commerciales, arguant que l’accès au marché américain donne à Washington un levier pour contraindre les pays excédentaires et obtenir, selon lui, de meilleures « conditions financières ». Il affirme que cette arme serait « meilleure que les droits de douane », un instrument déjà central de sa politique.

L’article note que cette lecture est opposée à l’approche classique des banques centrales : un marché du travail solide tend à réduire l’urgence d’un assouplissement monétaire, particulièrement si l’inflation reste élevée — contexte accentué, d’après le texte, par une flambée historique des prix du carburant. Les marchés ont d’ailleurs réagi aux chiffres de l’emploi par une hausse des rendements obligataires et un renforcement des anticipations d’une hausse, non d’une baisse, des taux de la Fed.

La Réserve fédérale tiendra sa prochaine réunion le 15 septembre. Trump conclut son message en interpellant directement les responsables de la banque centrale, demandant au « conseil de la Fed, avec son formidable nouveau dirigeant », de « devenir intelligent » et de « SOYEZ PATRIOTES ».