Le projet de rapprochement entre BASF et Evonik semble entrer dans une phase plus concrète. Selon les informations rapportées, BASF aurait porté son offre de 22,15 à 24 euros par action, soit une valorisation d’environ 11,18 milliards d’euros pour Evonik, contre 10,3 milliards lors de la proposition précédente.
Cette amélioration représente une hausse d’environ 8 % du prix proposé. Elle reste toutefois supérieure au cours de 21,24 euros observé pour Evonik au moment de la publication. Cet écart rappelle que le marché continue d’intégrer une probabilité d’échec, une négociation sur les conditions ou un calendrier encore incertain. Le titre Evonik progressait de 2,61 %, tandis que BASF reculait légèrement de 0,16 % à 52,22 euros.
Au-delà du prix, BASF aurait proposé des garanties concernant l’emploi et le maintien des sites de production. Ces engagements pourraient être déterminants dans un secteur industriel sensible aux restructurations et aux coûts d’intégration. Ils pourraient aussi faciliter le dialogue avec les représentants des salariés et les parties prenantes allemandes, sans préjuger de leur portée juridique finale.
BASF avait confirmé fin septembre des discussions exploratoires avec la Fondation RAG et Evonik. Pour l’investisseur, le dossier doit donc être traité comme une opération potentielle et non comme un accord conclu. Les prochaines étapes importantes seront une éventuelle confirmation officielle, les modalités de financement, les synergies annoncées et l’examen réglementaire. Une acquisition de cette taille modifierait sensiblement le profil financier et industriel de BASF, tandis qu’Evonik resterait exposé au risque de rupture des discussions tant qu’aucun accord ferme n’est publié.



