CarMax a progressé de 3,9 % à 51,71 dollars après le relèvement de la recommandation de Bank of America, passée de « sous-performance » à « achat ». L'établissement fixe désormais un objectif de cours de 65 dollars, ce qui représente un potentiel d'environ 30,5 % par rapport au dernier cours de clôture mentionné dans la note.

Le changement d'opinion repose sur deux leviers. D'abord, Bank of America considère que l'application par la Federal Trade Commission des règles de transparence tarifaire peut réduire certains écarts de présentation des prix dans la distribution automobile. Pour CarMax, dont le modèle met en avant un prix affiché sans négociation, un cadre plus homogène pourrait rendre la comparaison avec les concurrents plus lisible pour les acheteurs.

Ensuite, l'analyste souligne les mesures internes prises par l'entreprise. Les réductions de coûts doivent permettre à CarMax de proposer des prix plus compétitifs tout en protégeant sa rentabilité. L'enjeu est important dans un marché du véhicule d'occasion sensible au financement : une baisse du coût unitaire ou une rotation plus rapide des stocks peut améliorer la conversion commerciale, alors qu'une guerre des prix trop agressive pèserait sur les marges.

Le consensus reste toutefois partagé. Parmi les 21 intermédiaires recensés par LSEG, quatre recommandent fortement l'achat et 17 conseillent de conserver le titre. Leur objectif médian s'établit à 60 dollars, inférieur à celui de Bank of America. Ce décalage montre que le scénario positif n'est pas encore largement adopté.

Après la hausse du jour, l'action affiche une progression d'environ 33 % depuis le début de l'année. La prochaine étape sera donc de vérifier si l'amélioration attendue de la compétitivité se traduit réellement dans les volumes, les marges et la gestion des stocks, plutôt que dans une simple revalorisation boursière.