Boston Dynamics a choisi Rohit Prasad pour prendre sa direction générale à compter du 7 octobre. Le fabricant de robots humanoïdes, détenu par Hyundai Motor, mise ainsi sur un dirigeant issu de l’intelligence artificielle grand public pour accélérer le passage de la recherche à l’industrialisation.

Rohit Prasad occupait auparavant chez Amazon les fonctions de vice-président senior et de directeur scientifique pour Alexa et l’intelligence artificielle générale. Son expérience porte donc sur le développement de technologies d’IA à grande échelle et sur leur intégration dans des produits destinés à des usages concrets. Boston Dynamics indique attendre de lui qu’il transforme les avancées de l’IA physique en réussites commerciales.

Le nouveau directeur général succède à Robert Playter, qui avait quitté ses fonctions en février. Cette nomination intervient à un moment où Hyundai Motor affiche des ambitions industrielles précises dans la robotique. Le groupe a déclaré en janvier vouloir construire une usine capable de produire 30 000 robots par an d’ici 2028. Il prévoit également de commencer, à cette échéance, leur déploiement sur l’ensemble de ses sites de production.

Pour les investisseurs de Hyundai Motor, l’enjeu ne se limite donc pas à une nomination. Le groupe cherche à relier trois dimensions : les capacités mécaniques de Boston Dynamics, les progrès des modèles d’intelligence artificielle et une base industrielle susceptible de fabriquer les robots à plus grande échelle. La valeur économique dépendra cependant de la fiabilité des machines, de leur coût total d’utilisation et de la vitesse à laquelle des clients accepteront de les intégrer.

Le calendrier annoncé donne désormais un repère pour juger l’exécution. D’ici 2028, le marché pourra suivre la construction des capacités, les premiers déploiements dans les usines Hyundai et la conversion des démonstrations technologiques en commandes récurrentes. La nomination de Rohit Prasad renforce la dimension logicielle du projet, mais la réussite restera tributaire de l’industrialisation et de l’adoption commerciale.