Les nouvelles frappes entre les États-Unis et l’Iran ont replacé le Moyen-Orient au cœur des risques géopolitiques, alimentant une prime sur le pétrole. Le Brent de mer du Nord s’affichait autour de 97,25$ en hausse de 1,7% puis 97,52$ (+1,98% vers 7h30), et le WTI montait à 93,02$ (+2,21%). Les analystes interrogés soulignent que cette remontée rapproche le baril du seuil des 100$ et réactive des risques inflationnistes.
Sur les places européennes, les indices ont démarré en ordre dispersé : FTSE 100 +0,1%, DAX -0,2% et CAC 40 -0,4%. Les contrats à terme américains restaient quasiment stables. En Asie, le Nikkei reculait de 0,2% avec des valeurs tech en ordre dispersé : SoftBank Group +1,6%, Kioxia Holdings +1,3%, Tokyo Electron +0,4%. En Corée, le Kospi gagnait 0,3% tandis que Samsung Electronics cédait 0,2% et SK Hynix reculait de 1,1%.
Les marchés de l’énergie montrent aussi une dynamique tendue côté gaz : le contrat TTF néerlandais, référence européenne, s’inscrivait à 73,15 €/MWh, après un plus haut récent. Jim Reid (Deutsche Bank) met en avant une hausse persistante des prix du gaz liée à des stocks européens faibles. Cette combinaison énergie chère/risque géopolitique met sous pression les valorisations actions, alors que les rendements obligataires restent élevés.
Sur le marché obligataire, le rendement du Trésor américain à 10 ans tournait autour de 4,78%, stable par rapport à la veille, le Bund allemand à 10 ans près de 3,36% et l’OAT française autour de 4,23%. Les investisseurs attendent les chiffres mensuels de l’emploi américain attendus vendredi, puis l’inflation la semaine prochaine, avant la réunion de la Fed du 16 septembre, qui orientera les anticipations de politique monétaire.

