Les marchés européens ont ouvert en ordre dispersé: le CAC 40 gagne 0,4%, le DAX progresse de 0,2% et le FTSE 100 recule de 0,2%. À Wall Street, les contrats à terme montrent une légère nervosité avant l’ouverture avec le S&P 500 en recul de 0,1% et les futures du Nasdaq à -0,2%. En Asie, le Nikkei prend 0,7%, le Kospi bondit de 1,3% et les places chinoises montent aussi (Hang Seng +0,9%, Shanghai +0,6%).

Le prix du pétrole recule sensiblement: le Brent cède 2,4% à 85,17$ le baril et le WTI abandonne 2,51% à 80,29$. Ce recul apporte un soulagement aux marchés, mais les prix du diesel aux États-Unis restent à des niveaux élevés, au plus haut depuis le début du conflit avec l’Iran selon Swissquote. Les discussions Iran–Oman autour d’un «couloir temporaire» et du déminage du détroit d’Ormuz soutiennent l’optimisme, même si Téhéran précise que le passage ne serait rouvert qu’après une fin de la guerre selon les autorités iraniennes.

Les investisseurs se focalisent sur deux événements majeurs: la publication des dépenses de consommation personnelle (PCE), indicateur d’inflation privilégié par la Fed, et les résultats trimestriels de Nvidia attendus après la clôture de Wall Street. Une lecture du PCE supérieure aux attentes pourrait faire remonter les rendements et le dollar, rappelle Daniela Hathorn, et influer sur la trajectoire des taux. Le marché obligataire affiche un rendement du Trésor à 10 ans à 4,64% et le Bund allemand à 10 ans reste à 3,20%.

Côté valeurs, les titres de la tech et des semi-conducteurs se tiennent en vue des publications: Infineon progresse de 0,71% à Francfort, Soitec gagne 0,10% et STMicroelectronics +0,35% à Paris. Au-delà des chiffres, les commentaires d’Isabel Schnabel (BCE) sur la nécessité probable de taux plus élevés en zone euro rappellent que la résilience économique et le conflit au Moyen-Orient constituent des risques inflationnistes persistants.