OPmobility a subi une forte correction à la Bourse de Paris après la révision de ses objectifs annuels. Vers 10h15, l’action perdait 19,86 %, à 9,97 euros, alors que le SBF 120 reculait de 0,74 %. Le mouvement traduit la déception des investisseurs face à une dégradation plus marquée que prévu du marché automobile mondial.
L’équipementier vise désormais une marge opérationnelle comprise entre 430 et 450 millions d’euros en 2026. Jusqu’ici, il prévoyait une amélioration par rapport aux 490 millions dégagés en 2025. La nouvelle fourchette implique donc un recul compris entre environ 8 % et 12 % par rapport à l’exercice précédent, et non plus la progression annoncée auparavant.
OPmobility a également présenté un projet de restructuration prévoyant la suppression de 460 postes en Allemagne et de 310 postes en France. Le groupe relie ces mesures à la crise du secteur automobile et à la persistance des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Ces ajustements doivent adapter la base de coûts, mais ils peuvent entraîner des charges de restructuration avant de produire leurs effets.
Les résultats semestriels avaient pourtant montré une hausse de 13,2 % du bénéfice net, à 102 millions d’euros. Le chiffre d’affaires avait diminué de 2,4 %, à 5,2 milliards, mais il était resté quasiment stable à périmètre et change constants, avec une croissance de 0,2 %. Cette résistance relative s’inscrivait dans un marché où la production automobile mondiale avait reculé de 1 % au premier semestre.
Le groupe confirme son objectif de réduction de la dette nette à fin 2026 par rapport à fin 2025. Cette trajectoire devra intégrer l’acquisition annoncée fin septembre de l’activité éclairage de Hyundai Mobis, valorisée à 390 millions d’euros. Pour les investisseurs, les prochains points clés seront donc la génération de trésorerie, l’exécution de la restructuration et la capacité à restaurer la marge malgré la faiblesse du marché.

