Le directeur général d’Euronext, Stéphane Boujnah, a ouvert la porte à une opération avec Deutsche Börse, son principal concurrent européen. Dans un entretien publié le 14 septembre, il estime qu’un rapprochement des activités boursières pourrait avoir du sens. Une fusion complète entre les deux groupes fait également partie des possibilités évoquées.
Cette déclaration ne correspond toutefois pas à l’annonce d’une transaction. Euronext comme Deutsche Börse ont indiqué qu’aucune discussion n’était actuellement engagée. Les précédentes tentatives de rapprochement entre les deux opérateurs ont échoué, et Stéphane Boujnah reconnaît qu’une fusion intégrale devrait franchir des obstacles réglementaires importants.
Euronext exploite les marchés d’Amsterdam, Athènes, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Milan, Oslo et Paris. Le groupe a régulièrement utilisé des acquisitions pour étendre son empreinte européenne. Son plan stratégique présenté en novembre 2024 fixait l’objectif de devenir une porte d’entrée unique vers les marchés de capitaux européens.
Une combinaison avec Deutsche Börse renforcerait potentiellement l’échelle et la couverture géographique du nouvel ensemble. Elle concentrerait aussi davantage les infrastructures de négociation et de marché en Europe, ce qui explique l’importance du contrôle réglementaire évoqué. Le périmètre exact serait décisif : une fusion limitée aux activités boursières n’aurait pas les mêmes implications qu’un rapprochement complet des entreprises.
Pour les investisseurs, l’information doit donc être considérée comme une déclaration stratégique et non comme un projet engagé. Aucun calendrier, aucune structure financière, aucune valorisation ni aucune répartition du contrôle n’ont été présentés. Les prochaines étapes éventuelles seraient la confirmation de discussions, la définition d’un périmètre et l’examen des conditions imposées par les autorités.

