Les actions européennes liées à l’intelligence artificielle ont fortement reculé lundi 14 septembre après les appels de plusieurs dirigeants du secteur à ralentir le développement des modèles avancés. À Paris, Schneider Electric, Legrand et Nexans ont subi la défiance envers les fournisseurs d’équipements électriques et d’infrastructures associés à l’essor des centres de données.
La correction repose sur une question simple : les investissements massifs dans la puissance de calcul, l’alimentation électrique et le refroidissement vont-ils continuer au rythme anticipé ? Une réponse négative pèserait sur les commandes et sur les valorisations accordées aux entreprises considérées comme bénéficiaires du thème. La baisse ne signifie toutefois pas que les besoins d’électrification disparaissent.
Les profils diffèrent. Schneider Electric est largement exposé à la gestion de l’énergie, à l’automatisation et aux infrastructures numériques. Legrand fournit notamment des équipements électriques et des solutions utilisées dans les bâtiments et les centres de données. Nexans est davantage centré sur les câbles et les réseaux, avec une exposition structurelle aux investissements dans la production, le transport et la distribution d’électricité.
La diversification des débouchés peut amortir un ralentissement limité des centres de données. À l’inverse, des valorisations élevées, une révision des carnets de commandes ou une pression sur les prix pourraient prolonger la correction. Il faut donc éviter de traiter les trois titres comme une exposition identique à l’IA.
Après une chute sectorielle, un achat immédiat reste risqué tant que les cours ne se stabilisent pas et que les perspectives ne sont pas révisées. Une entrée progressive peut être envisagée seulement après vérification des objectifs, des marges, du carnet de commandes et du poids réel des centres de données dans chaque groupe.


