Les infrastructures regroupent les équipements indispensables aux transports, à l’énergie, à l’eau, aux télécommunications et aux réseaux numériques. Plusieurs tendances convergent pour soutenir ce marché : urbanisation, croissance démographique, transition énergétique et numérisation. Selon les projections citées, près de 70 % de la population mondiale pourrait vivre en ville en 2050, tandis que la population augmenterait d’environ deux milliards de personnes.

Les besoins diffèrent selon les régions. Les pays émergents doivent construire de nouveaux réseaux pour accompagner leur développement. Les économies avancées doivent surtout moderniser des équipements vieillissants. En France, RTE prévoit près de 100 milliards d’euros d’investissements afin de renforcer et d’adapter le réseau électrique à l’essor des renouvelables, à l’électrification des transports et aux nouveaux usages industriels.

Le numérique élargit encore le périmètre du secteur avec les centres de données, la 5G, le stockage et le traitement de l’information. Le marché mondial de la construction d’infrastructures, évalué à 2 720 milliards de dollars en 2024, pourrait atteindre 5 286 milliards en 2032 selon Mordor Intelligence. L’Indicateur Thématique Galilee Infrastructures affiche une progression de 12 % depuis le début de l’année et de 16 % sur un an.

La valorisation moyenne du thème ressort à 19,5 fois les bénéfices attendus sur douze mois, pour une croissance annualisée du chiffre d’affaires de 5 % sur trois ans. Les activités peuvent bénéficier de contrats récurrents et d’une demande relativement résiliente. Cette solidité ne supprime pas le principal risque : de nombreux projets exigent un financement important et de longue durée, ce qui rend les entreprises sensibles aux variations des taux d’intérêt.

Une exposition peut passer par des groupes spécialisés comme Veolia, Siemens, Targa Resources et Oneok. Les ETF ou fonds spécialisés permettent d’élargir la diversification géographique et sectorielle, à condition d’examiner leur composition, leurs frais et leur concentration réelle.