Les indices européens évoluaient mardi proches de l’équilibre : Paris +0,06%, Londres +0,04% et Francfort +0,16% vers 12H00 GMT, reflétant une ambiance estivale et prudente sur les marchés. Les contrats à terme indiquaient une ouverture en légère hausse à New York, avec le Dow Jones attendu à +0,06%, le S&P 500 à +0,14% et le Nasdaq à +0,26%. Les investisseurs adoptent une posture attentiste avant la publication des chiffres de l’inflation américaine pour juillet, attendus mercredi.
Le secteur technologique attirait l’attention, porté par deux opérations majeures : Intel prévoit une augmentation de capital de 20 milliards de dollars via de nouvelles émissions d’actions, justifiée par des opportunités de construction d’usines de fabrication de puces, selon Neil Wilson (Saxo). Parallèlement, le Financial Times rapporte que Nvidia a conclu un accord avec des fonds pour lever 500 milliards de dollars destinés à la construction de centres de données, information qui a pesé sur son cours (-2,86% lundi).
Les réactions des intervenants soulignent des inquiétudes sur la rentabilité des très importants investissements dans l’IA. Ipek Ozkardeskaya (Swissquote) note que Nvidia finance des centres de données pour des clients majeurs comme OpenAI et que la circulation de capitaux au sein d’un cercle restreint d’acteurs de l’IA peut accroître le risque d’un effet domino en cas de défaillance. Au-delà du risque d’une bulle IA, les marchés restent exposés au cycle géopolitique (absence d’accord au Moyen-Orient), aux matières premières et aux politiques monétaires.
Sur les matières premières, le pétrole est resté volatil après une hausse de 5% la veille : à 11h54 GMT le Brent reculait légèrement (-0,39%) à 87,38 dollars le baril et le WTI à 82,01 dollars (-0,15%). Par ailleurs, l’or a franchi les 4 400 dollars l’once, signalant une quête de protection face à l’instabilité géopolitique. Enfin, le marché intègre les probabilités relatives à de nouvelles hausses de taux : IG France estime 23% de chances d’un statu quo de la Fed d’ici la fin d’année, donc 77% pour au moins une hausse.

