Le Stoxx 600 a clôturé la séance du lundi 14 septembre 2026 en baisse de 0,5 %, à 635,99 points. À Paris, le CAC 40 s’est établi autour de 8 118 points, en recul de 0,76 % d’après les données affichées après la clôture. Le mouvement européen n’a pas été uniforme : Londres et Zurich ont progressé, tandis que les principales places de la zone euro ont davantage souffert.
La technologie a concentré les ventes. Le secteur européen a perdu 2,1 %, après les appels de plusieurs dirigeants de l’intelligence artificielle à ralentir le développement des modèles avancés pour des raisons de sécurité. Soitec a chuté de 12,5 % et les fabricants de puces ou d’équipements pour centres de données ont été particulièrement touchés. À Paris, Legrand, STMicroelectronics et Schneider Electric figuraient également parmi les plus fortes baisses observées en fin de séance.
La rotation interne au thème de l’IA est le fait marquant du jour. Plusieurs éditeurs de logiciels ont gagné entre 5 % et 7,5 % en Europe, dont Capgemini, Sage et Relx. Les investisseurs semblent distinguer plus nettement les entreprises qui financent l’infrastructure de celles qui pourraient monétiser les usages. La santé a aussi joué son rôle défensif : le secteur a progressé de 2,7 %, porté notamment par la hausse de 4,7 % de GSK après des résultats positifs dans le cancer du poumon.
Le pétrole et les obligations restent les deux principaux risques transversaux. Le brut a progressé d’environ 2 % dans la séance sous l’effet des tensions au Moyen-Orient. La hausse des rendements souverains renforce parallèlement les anticipations de politique monétaire restrictive. À Wall Street, vers le début de séance américaine, le Dow Jones perdait environ 0,2 % et le S&P 500 comme le Nasdaq environ 0,4 % ; il ne s’agissait pas encore des clôtures définitives.