La séance du mardi 15 septembre a été guidée par deux risques étroitement liés : l’énergie et les taux. À Paris, le CAC 40 cédait 0,97 % à 8 039,07 points vers 10 h, un repère intrajournalier et non un niveau de clôture. Au même moment, le rendement français à dix ans atteignait 4,53 %, contre 4,47 % à la clôture de lundi, tandis que son équivalent allemand montait à 3,56 %. Cette combinaison renforce simultanément les craintes sur les coûts des entreprises et la pression exercée sur les valorisations.
Le marché pétrolier a ensuite concentré l’attention. Après l’annonce de la fermeture temporaire de la Petroline, le Brent a approché 110 dollars le baril. Cet oléoduc relie les champs de l’est saoudien au terminal de Yanbu et servait d’itinéraire de substitution face aux perturbations du détroit d’Ormuz et de la mer Rouge. La durée de l’arrêt, la sécurité des stations de pompage et la capacité des voies passant par Suez et l’oléoduc SUMED détermineront si la tension reste ponctuelle ou devient un choc d’approvisionnement plus durable.
Sur le crédit, EDF a annoncé qu’il rachèterait 150 millions d’euros d’une souche hybride de 1,25 milliard, au prix de 98,129 % du nominal. Les porteurs avaient présenté 742,8 millions d’euros de titres et le règlement est prévu le 17 septembre. L’opération fournit un repère récent sur cette souche, mais son montant reste limité à 12 % du nominal initial.
Les publications de petites capitalisations invitent aussi à distinguer croissance et solidité financière. Implanet a annoncé un chiffre d’affaires semestriel en hausse de 23 % et une marge brute de 59,5 %, mais conserve une perte nette de 2,14 millions d’euros et 1,01 million de trésorerie au 30 juin. Aelis Farma a réduit sa perte nette à 2,41 millions d’euros et disposait de 6,62 millions de liquidités, avec une visibilité annoncée jusqu’au début de 2028. Pour ces dossiers, la trajectoire de trésorerie reste aussi importante que les progrès opérationnels ou cliniques.