En Asie, le ton est plus ferme en ce début de semaine. Le KOSPI a gagné 3,4 % et le Nikkei 225 1,9 %, soutenus par le rebond des fabricants de semi-conducteurs et l’optimisme autour de la demande en infrastructures d’IA. Le marché reste toutefois encadré par deux tensions majeures. D’un côté, le Brent progresse à 96,77 $ le baril et le WTI à 91,94 $ sur fond d’escalade dans et autour du détroit d’Ormuz, où le trafic est tombé à environ 10 navires par jour sur une route qui transporte normalement un cinquième de la consommation mondiale de pétrole ; de l’autre, l’emploi américain d’août ressort à 162 000 créations, avec un chômage stable à 4,1 % et des révisions de 55 000 postes pour juin et juillet, ce qui nourrit les anticipations d’une hausse de taux de la Fed. En France, le tableau macroéconomique reste dégradé. Le PIB a reculé de 0,2 % au premier trimestre puis stagné au deuxième, le chômage atteint 8,3 %, l’inflation 2,4 %, 23 500 emplois salariés ont été détruits au printemps et la dette publique s’élève à 117,5 % du PIB, dans un contexte où le gouvernement prépare un Budget 2027 sous forte contrainte de déficit et de coût de la dette.
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BRIEF DU MATIN
Pétrole, Fed et croissance française dominent l’ouverture
Les marchés abordent la séance entre rebond asiatique, tension persistante sur l’énergie et attentes renforcées d’un relèvement des taux de la Fed en septembre. En toile de fond, les derniers chiffres français confirment une activité très molle, avec une croissance nulle au deuxième trimestre après -0,2 % au premier.