La séance s’ouvre dans un climat plus défensif. À 8 h 51, heure de Paris, les contrats à terme indiquaient une baisse attendue de 0,32 % pour le CAC 40, de 0,48 % pour le DAX et de 0,25 % pour le Stoxx 600. Ces indications interviennent après la clôture du CAC 40 à 8 179,59 points vendredi 11 septembre, en hausse de 0,78 % sur la séance mais encore en recul de 1,2 % sur la semaine.
Le pétrole constitue le premier facteur de tension. La fermeture d’un important oléoduc saoudien vers la mer Rouge et les risques entourant le détroit de Bab el-Mandeb ravivent les craintes sur l’approvisionnement. Un brut durablement cher pourrait entretenir l’inflation, compliquer le travail des banques centrales et peser sur les marges des entreprises consommatrices d’énergie.
Le deuxième sujet concerne l’intelligence artificielle. Les appels de plusieurs dirigeants du secteur à ralentir le développement des modèles avancés fragilisent les fabricants de semi-conducteurs et les équipementiers de centres de données. Cette correction ne remet pas automatiquement en cause le thème de long terme, mais elle rappelle que les valorisations reposent sur la poursuite d’investissements très élevés. Les éditeurs de logiciels pourraient mieux résister si les investisseurs privilégient désormais la monétisation des usages.
Enfin, la remontée des rendements obligataires renforce l’exigence de sélectivité. Les valeurs de croissance très chères sont les plus sensibles, tandis que la santé, certains logiciels et les sociétés capables de répercuter leurs coûts peuvent jouer un rôle d’amortisseur. La priorité du jour consiste à distinguer une rotation sectorielle d’un mouvement général de réduction du risque.