Le marché parisien a traversé une semaine heurtée, avec une pression renouvelée sur les taux souverains. Vendredi, le rendement français à dix ans évoluait autour de 4,56 %, tandis que le taux américain à dix ans restait proche de 5 %. Cette tension sur le coût de l’argent pèse mécaniquement sur les valorisations et contribue à rendre les investisseurs plus sélectifs.
La politique monétaire américaine a aussi occupé le devant de la scène. La Réserve fédérale a relevé son taux directeur de 0,25 point, une première hausse depuis plus de trois ans, et a laissé entendre que d’autres relèvements restaient possibles. Le message a renforcé l’attention portée à l’inflation et à la trajectoire future des taux, deux paramètres déterminants pour les actions de croissance comme pour les secteurs sensibles au financement.
En France, les discussions autour du budget 2027 n’ont pas suffi à détendre le marché obligataire. Dans cet environnement, l’intérêt se déplace vers les sociétés capables de conserver une dynamique propre malgré un indice sous pression. Dassault Aviation et Thales bénéficient notamment de leur exposition à l’aéronautique et à la défense, tandis qu’Engie et Axa offrent des profils sectoriels différents. La présence de ces valeurs dans une sélection fondée sur le momentum ne constitue toutefois pas, à elle seule, un signal d’achat : la confirmation doit venir de la tendance des cours, des résultats et des perspectives propres à chaque entreprise.


