La Bourse de Paris évoluait dans le rouge vendredi 18 septembre en matinée. Vers 10 heures, le CAC 40 cédait 0,58 % à 8 138,76 points, après avoir gagné 0,57 % la veille. Les investisseurs devaient composer avec plusieurs signaux contradictoires sur l’énergie, les banques centrales et les finances publiques françaises.

Le reflux du pétrole apportait un soutien partiel. Le Brent reculait alors de 2,22 % à 102,49 dollars le baril et le WTI de 1,96 % à 99,91 dollars. Cette détente réduisait à court terme une partie des inquiétudes inflationnistes. Dans le même temps, la Banque du Japon a relevé son taux directeur, une décision attendue, mais le vote à sept voix contre deux a été interprété comme moins ferme que certains investisseurs ne l’anticipaient.

En France, l’attention restait concentrée sur le budget 2027 présenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le projet évoque un effort d’économies de 54 milliards d’euros et un objectif de déficit de 5 % du PIB. Le rendement français à dix ans montait à 4,48 %, contre 4,44 % la veille, tandis que son équivalent allemand atteignait 3,50 %. Sur le marché actions, Orange reculait de plus de 4 % après une dégradation de recommandation de Morgan Stanley. La séance illustrait ainsi un marché où la détente énergétique ne suffisait pas à compenser les préoccupations liées aux taux et au risque budgétaire.