Le marché obligataire a envoyé un signal de tension marqué : l’écart entre les taux français et allemands à dix ans s’est établi à un point de pourcentage. Ce « spread », suivi comme indicateur du risque relatif attaché à la dette française, atteint ainsi son niveau le plus élevé depuis 2012. Le rendement allemand a progressé de deux points de base, contre six points pour son équivalent français.
Cette divergence intervient après une semaine difficile pour la Bourse de Paris. Le CAC 40 a terminé vendredi en baisse de 1,49 %, dans un environnement dominé par les incertitudes budgétaires, la fermeté du pétrole et le ton plus restrictif des banques centrales. La Réserve fédérale a relevé ses taux de 25 points de base et ses projections suggèrent une hausse supplémentaire possible cette année, alors que l’inflation reste supérieure à son objectif.
Plusieurs valeurs ont accentué la baisse de vendredi. Robertet a perdu 5 % après une révision de ses objectifs. Orange a reculé d’environ 5 % après un abaissement de recommandation. Le secteur automobile a également été attaqué, avec des baisses allant de 3,84 % pour Valeo à 5,4 % pour Stellantis. Aux États-Unis, la séance a été plus partagée : le Dow Jones a cédé 0,18 %, tandis que le Nasdaq a gagné 0,39 % et le S&P 500 0,17 %, à 7 650 points.
Lundi vers 8 heures, l’euro évoluait près de 1,1475 dollar, le WTI autour de 99,20 dollars et le rendement américain à dix ans légèrement au-dessus de 4,96 %. L’analyse technique identifiait 8 280 points comme résistance du CAC 40 et 7 940 points comme prochain seuil inférieur notable, sans garantie que ces niveaux soient atteints.


