La journée s’annonce chargée pour les indices européens, avec l’inflation PCE américaine et la seconde estimation du PIB US au centre des attentions. Le consensus anticipe un PCE de juillet à +0,1 % sur un mois et +3,6 % sur un an, le PCE sous‑jacent à +0,2 % mensuel et +3,3 % annuel. La seconde lecture du PIB du 2e trimestre est attendue à +1,5 %. Ces chiffres alimenteront les anticipations de la Fed à quelques semaines de sa prochaine réunion et pourraient accentuer la nervosité sur les rendements obligataires américains, déjà sensibles après des tensions récentes.
Sur le front microéconomique, Nvidia capte l’attention du marché avec des attentes colossales : un chiffre d’affaires autour de 92,2 milliards de dollars pour le trimestre et un bénéfice proche de 51,25 milliards de dollars. Au‑delà des chiffres, les commentaires sur la demande en intelligence artificielle, la montée de Blackwell et les perspectives de croissance seront scrutés. Nvidia a rebondi de 2,19 % après sept séances de baisse, et le secteur des semi‑conducteurs a progressé de 1,44 %.
En Europe, la détente sur le pétrole soutient les actifs risqués : le Brent évolue autour de 85 dollars après des discussions Iran‑Oman concernant le détroit d’Ormuz. Les données allemandes apportent aussi un regain d’optimisme, avec un PIB révisé à +0,3 % au T2 et un indice Ifo d’août en hausse à 88,8.
Côté valeurs françaises, plusieurs publications peuvent animer la cote : Eiffage (contrats hospitaliers cumulés de 132 M€), ID Logistics, BNP Paribas (possible prise de 15 % dans Techcombank pour jusqu’à 2 Md$), Technip Energies, GTT, Klépierre (500 M€ d’obligations vertes) et OVHcloud (départ de sa directrice financière). Hier, Renault a reculé de 3,25 % et Kering de 3,34 %, tandis qu’Air France‑KLM a gagné 3,78 %.
Techniquement, le CAC 40 a échoué à franchir la résistance des 8 508 points et a formé une englobante baissière, signal défavorable à court terme. Malgré cela, l’équipe de recherche reste positive à court terme tant que l’indice se maintient au‑dessus du support des 8 280 points, mais un manque de réaction acheteuse pourrait entraîner de nouveaux dégagements.


