## Classement

| Rang | Valeur | Baisse | RSI 14 | Volume relatif | Verdict | |---|---|---:|---:|---:|---| | 1 | Dynatrace (DT) | -14,69 % | 17,73 | ≈3,0x | A | | 2 | Gartner (IT) | -13,19 % | 33,25 | ≈3,3x | A-, rebond déjà amorcé | | 3 | TeamViewer (TMV) | ≈-25,5 % | 9,89 | ≈4,5x à 10,8x selon les flux | A-, spéculatif |

### 1. Dynatrace : meilleure divergence fondamentale

Les résultats ont été publiés le 3 novembre avant l’ouverture américaine. Le titre a ouvert à 46,00 $, contre 55,13 $ la veille, touché 45,52 $ et clôturé à 47,03 $, en baisse de 14,69 %. Le volume de 22,65 millions de titres représente environ trois fois la moyenne des vingt séances précédentes. Le RSI 14 quotidien ressort à 17,73, en survente extrême.

La publication reste solide : ARR de 2,207 Md$, +16 %, chiffre d’affaires de 580 M$, +17 %, abonnements de 553 M$, +17 %, BPA ajusté de 0,54 $ et marge opérationnelle ajustée de 32 %. La société a par ailleurs ajouté 1 Md$ à son autorisation de rachat d’actions.

Surtout, Dynatrace relève ses objectifs annuels d’ARR à 2,393–2,413 Md$ et de chiffre d’affaires à 2,330–2,340 Md$. La sanction vient de l’acquisition d’Arize : la marge opérationnelle ajustée attendue baisse d’environ 150 points de base et le BPA annuel passe de 1,97–1,99 $ à 1,88–1,90 $, soit environ -4,5 % au point milieu. Le cash-flow libre ajusté recule d’environ 1,6 % au point milieu.

Une chute de 14,7 % paraît disproportionnée face à une baisse du BPA attendu de 4 à 5 %, alors que la croissance de revenus et d’ARR est relevée. L’acquisition peut néanmoins peser durablement sur les marges si les synergies tardent.

**Niveaux :** invalidation sous 45,52 $ ; pivot 47,03–48,26 $ ; première confirmation au-dessus de 49,44–50,07 $ ; résistance majeure à 54,88–55,13 $, puis 57,69 $.

**Risques :** intégration d’Arize, dilution de marge supérieure aux attentes, absence d’accélération organique liée à l’IA et nouvelle compression des multiples logiciels.

### 2. Gartner : fondamentaux préservés, signal technique moins extrême

Gartner a publié le 3 novembre avant l’ouverture. Le titre a ouvert à 208 $, contre 235,26 $, touché 185 $ puis clôturé à 204,22 $, en baisse de 13,19 %. Le volume de 3,23 millions de titres représente environ 3,3 fois la moyenne récente. Le RSI 14 ressort à 33,25 : proche de la survente, mais pas sous 30.

Les résultats dépassent les attentes : BPA ajusté de 3,59 $, revenus d’environ 1,5 Md$, EBITDA ajusté de 364 M$ et free cash-flow de 275 M$. Gartner relève ses objectifs annuels de revenus ajustés à au moins 6,405 Md$, d’EBITDA à 1,615 Md$, de BPA à 14,65 $ et de free cash-flow à 1,235 Md$.

La déception porte sur la qualité de la croissance : la valeur des contrats n’augmente que de 2,5 %, le chiffre d’affaires publié baisse de 1,3 %, une partie de la hausse du BPA provient des rachats d’actions et la guidance annuelle implique un quatrième trimestre moins dynamique. Le risque de substitution par des services d’IA moins coûteux reste aussi difficile à quantifier.

La chute paraît néanmoins sévère alors que tous les grands objectifs annuels sont relevés. Le rebond de 185 $ à 204,22 $ signifie toutefois qu’une partie du mouvement tactique a déjà été consommée.

**Niveaux :** invalidation sous 185 $ ; pivot 204,22 $ ; confirmation au-dessus de 208 $ ; résistances à 228,51 $, puis 235,26–237,54 $.

**Risques :** ralentissement durable de la valeur des contrats, pression concurrentielle de l’IA, valorisation et dépendance des bénéfices par action aux rachats de titres.

### 3. TeamViewer : survente extrême, mais baisse de guidance réelle

L’avertissement a été publié le 3 novembre à 7h02 en Europe et le décrochage s’est matérialisé à l’ouverture, encore dans la fenêtre stricte des 24 heures. TeamViewer a ouvert autour de 6,06 €, contre 7,23 €, puis clôturé vers 5,39 €, en baisse d’environ 25,5 %. Le RSI 14 tombe à 9,89. Les sources de marché divergent sur le volume absolu, mais toutes signalent une activité exceptionnellement élevée, comprise entre environ 4,5 et 10,8 fois la normale.

Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires atteint 184,5 M€, en baisse de 2,2 % à changes constants, l’ARR 736,9 M€, en recul de 0,6 %, et la marge d’EBITDA ajusté reste élevée à 42,8 %. La guidance de marge annuelle d’environ 43 % est maintenue.

La guidance de revenus est toutefois réduite : TeamViewer prévoit désormais une baisse annuelle de 1 % à 2 %, contre une croissance de 0 % à 3 % auparavant. Le retard de signature de grands contrats et l’incertitude économique européenne sont des risques réels. La chute de 25 % peut néanmoins dépasser l’impact fondamental immédiat puisque la marge est préservée et la société anticipe une réaccélération de l’ARR en 2027.

**Niveaux :** invalidation sous 5,35 € ; pivot 5,39 € ; premières confirmations à 5,88 €, puis 6,06–6,28 € ; résistance majeure à 7,05–7,23 €.

**Risques :** retards de contrats non temporaires, nouvelle baisse du chiffre d’affaires, faiblesse de la demande européenne et poursuite de la dégradation des estimations.

### Exclusions

**Amdocs** chute d’environ 45 % après clôture, mais sa guidance 2027 prévoit un recul publié du chiffre d’affaires de 14,3 % à 17,9 % et une baisse du BPA ajusté de 26 % à 30 %. La détérioration est trop fondamentale.

**Skyworks Solutions** perd environ 17 % après clôture, mais sa guidance trimestrielle de chiffre d’affaires est environ 7 % sous le consensus et son BPA attendu environ 18 % inférieur. Le dossier est exclu.

**Nurix Therapeutics** est écartée après l’arrêt d’un programme de développement, événement directement destructeur de valeur. La baisse de Supernus reflète principalement la mécanique de sa fusion et non une capitulation économique comparable.

Aucune capitulation française fraîche et suffisamment propre n’est observable avant l’ouverture de Paris. Les mouvements européens du 3 novembre, hors TeamViewer, manquent soit d’amplitude, soit de préservation fondamentale.

## Contexte de marché

Le S&P 500 a gagné 0,36 % et le Nasdaq 0,83 % le 3 novembre, tandis que le Dow Jones a reculé de 0,38 %. Les baisses de Dynatrace et Gartner sont donc idiosyncratiques plutôt qu’une simple conséquence d’un marché en liquidation. Ce matin, les futures américains reculent dans l’attente des résultats définitifs des élections de mi-mandat ; cette volatilité politique peut amplifier les mouvements technologiques sans prouver une intervention algorithmique ou institutionnelle précise.