TotalEnergies a rétabli un plafonnement des prix à la pompe dans ses stations de France métropolitaine. L’essence est limitée à 1,99 euro le litre et le gazole à 2,25 euros le litre. Le groupe a indiqué que cette protection resterait en place tant que durerait le conflit au Moyen-Orient, à l’origine de fortes tensions sur les marchés pétroliers.

Ce dispositif étend une politique déjà utilisée par l’entreprise lors de précédentes périodes de prix élevés. Il fixe un maximum et ne signifie pas que tous les carburants sont vendus partout à ce niveau. Lorsque le prix local calculé est inférieur au plafond, le tarif normal demeure applicable. Pour l’automobiliste, l’intérêt du mécanisme apparaît donc surtout dans les stations et les périodes où les cours de gros pousseraient le prix au-delà de la limite annoncée.

La capacité de TotalEnergies à maintenir cette mesure repose sur son modèle intégré. Le groupe intervient dans la production d’hydrocarbures, le raffinage, le négoce et la distribution. Une hausse du pétrole peut pénaliser la marge de détail sur les volumes plafonnés, mais d’autres maillons de la chaîne peuvent bénéficier d’un environnement de prix et de marges plus élevé. Cette diversification ne rend pas la mesure gratuite et son coût précis n’est pas communiqué dans les éléments disponibles.

Pour les concurrents moins intégrés, un plafond affiché par un réseau de grande taille peut accentuer la pression commerciale, car leur capacité d’absorption n’est pas nécessairement comparable. L’équilibre devra être observé entre l’avantage accordé aux clients, le maintien des volumes dans les stations et l’effet sur la rentabilité de l’activité de distribution.