Le tribunal des activités économiques de Paris a rejeté la demande d’annulation du plan de sauvegarde déposée par un groupe de prêteurs « TLB » (term Loan B). Le juge-commissaire des sauvegardes accélérées a déclaré l’action irrecevable et a débouté ces prêteurs de l’ensemble de leurs demandes, a indiqué Casino dans un communiqué daté du 28 août. Cette décision confirme le cadre adopté fin juillet par le conseil d’administration pour la restructuration de la dette du distributeur.

Les prêteurs TLB, investisseurs non bancaires ayant consenti des prêts à long terme, contestaient l’extension de la période pendant laquelle Casino ne serait pas considéré en défaut, extension qui visait initialement à permettre la renégociation des dettes jusqu’au 24 septembre 2026. Ces prêteurs s’étaient opposés à la décision du conseil du 10 juillet et avaient saisi la justice pour faire annuler le plan ; ils ont par ailleurs formé appel le 24 août. Casino a précisé qu’il « fera valoir ses droits devant la Cour d’appel de Paris ».

Passé sous le contrôle de l’homme d’affaires Daniel Kretinsky en 2024, le groupe — propriétaire notamment de Monoprix, Franprix, Naturalia et Cdiscount — reste confronté à une échéance majeure : le remboursement de 1,4 milliard d’euros en mars 2027, somme que la direction cherche à réduire par la restructuration. Le rejet judiciaire évite, pour l’heure, une annulation qui aurait exigé un remboursement immédiat et aiguillonné un risque de défaut global. La procédure marque une étape significative dans le bras de fer entre les différents créanciers et l’actionnaire principal autour du redressement du groupe.