Les données officielles publiées par le Bureau national des statistiques montrent une accélération du CPI à 0,8% en août sur un an, en ligne avec les prévisions d’un panel d’experts interrogé par Bloomberg. Malgré ce rebond, l’indice des prix à la consommation demeure éloigné de l’objectif de 2% fixé par le gouvernement pour 2026, et reste faible après 0,5% en juillet.

Parallèlement, l’indice PPI des prix à la production a augmenté de 3,8% sur un an, au‑dessus des attentes (3,6%) et après 3,5% en juillet. Capital Economics attribue en grande partie cette hausse à la pression exercée par la remontée des cours mondiaux du pétrole liée à la guerre au Moyen‑Orient, mais souligne que les tendances inflationnistes sous‑jacentes restent ténues.

Les pressions déflationnistes persistent en Chine en raison de dépenses des ménages atones, d’excédents de capacité industrielle et d’une crise immobilière longue et sévère qui pèse sur la demande intérieure. Le cabinet note que les prix à la production des biens de consommation continuent de baisser, signe d’une faiblesse structurelle de la demande malgré des coûts d’énergie plus élevés.

Capital Economics anticipe qu’avec une possible normalisation des flux énergétiques, l’inflation des prix à la consommation pourrait fortement retomber l’an prochain, avec une moyenne prévue de seulement 0,4%, tandis que les prix à la production pourraient retourner en zone déflationniste. Les autorités chinoises veulent renforcer la consommation intérieure pour réduire la dépendance à la croissance tirée par les exportations et l’industrie manufacturière.

Sur le front extérieur, les douanes chinoises ont annoncé une vigueur du commerce en août: les exportations ont bondi de 25% et les importations de 28,2% en glissement annuel, soutenues notamment par la demande de produits technologiques et l’essor de l’intelligence artificielle.