Ericsson a signé un troisième trimestre supérieur aux attentes, déclenchant une hausse d’environ 8 % du titre et le plaçant en tête du Stoxx Europe 600. Le chiffre d’affaires s’établit à 59,5 milliards de couronnes suédoises, en croissance organique de 7 % sur un an, alors que le consensus visait 55,4 milliards.
L’écart est encore plus marqué sur la rentabilité. L’EBITA ajusté atteint 10,1 milliards de couronnes, contre 7,9 milliards attendus. La marge correspondante ressort à 17 %, bien au-dessus des 14,2 % anticipés. Le bénéfice brut ajusté, à 28,4 milliards, dépasse lui aussi les 26,2 milliards attendus. Ces chiffres indiquent que la hausse de l’activité s’accompagne d’un levier opérationnel favorable.
Networks constitue le principal moteur. Les ventes de cette division ont progressé de 17 % par rapport au trimestre précédent et de 9 % sur un an, selon les données relayées par Jefferies. La demande a notamment été soutenue par des livraisons de projets au Japon et en Inde, ainsi que par des revenus de propriété intellectuelle comprenant des éléments rétroactifs.
La marge brute de Networks atteint 49,8 %, contre 49 % attendus par Jefferies. Pour le quatrième trimestre, Ericsson vise une fourchette de 49 % à 51 %, supérieure à l’hypothèse de 48 % retenue auparavant par le courtier. Cette indication prolonge le signal positif envoyé par le trimestre, même si une partie des revenus de licences n’est pas nécessairement récurrente.
Le groupe reste prudent pour la suite. Il avertit que la hausse du coût des composants pourrait peser sur les marges l’an prochain, en particulier avec le renchérissement des puces mémoire lié à la demande pour l’intelligence artificielle. Le marché des réseaux d’accès radio demeure par ailleurs peu dynamique et les incertitudes géopolitiques persistent. Après la réaction boursière immédiate, l’enjeu sera donc de vérifier si Ericsson peut maintenir ses marges lorsque ces vents contraires se renforceront.

