Citadel Securities a affiché au deuxième trimestre des revenus historiques de 7,3 milliards $ et un bénéfice net de 3,3 milliards $, soit une progression de plus de 250 % du bénéfice et un triplement des revenus par rapport à la même période l’an dernier, d’après Bloomberg. Cette performance est attribuée à une forte volatilité des marchés qui a dopé l’activité de mise en correspondance d’ordres et le trading d’actions à forte valeur ajoutée.

Un moteur clé de croissance pour la firme est la gestion de transactions en bloc pour des clients institutionnels — hedge funds, gestionnaires d’actifs et fonds de pension — qui complète sa technologie de matching quantitatif. Citadel Securities a réussi à rester profitable pendant les turbulences de juillet, selon une source proche du dossier, et vise à maintenir cette dynamique en août, mettant en avant la robustesse de sa franchise institutionnelle.

La société étend par ailleurs son empreinte dans le revenu fixe, au‑delà des swaps de taux et des bons du Trésor américains, pour adresser le trading d’obligations de qualité investissement pour investisseurs institutionnels. Cette diversification illustre le positionnement croissant des teneurs de marché non bancaires, qui s’appuient sur des algorithmes propriétaires et des analyses quantitatives pour exécuter et acheminer les ordres.

Les performances de Citadel Securities s’inscrivent dans un mouvement sectoriel plus large : Hudson River Trading a déclaré 11,4 milliards $ de revenus de trading au T2, en hausse de plus de quatre fois sur un an, tandis que Jane Street a cumulé plus de 40 milliards $ de revenus nets de trading jusqu’à la mi‑août, dépassant son record 2025 malgré une perte exceptionnelle de 15 milliards $ en juillet liée à un fonds axé sur l’IA.