Citigroup a publié un bénéfice trimestriel de 5,25 milliards de dollars, soit 2,85 dollars par action, contre 3,8 milliards et 1,86 dollar un an plus tôt. Le consensus compilé par LSEG tablait sur 2,66 dollars. Le bénéfice augmente ainsi de 40 % sur un an, tout en reculant de 10 % par rapport au deuxième trimestre.

La banque d’investissement a généré 1,35 milliard de dollars de chiffre d’affaires, en hausse de 9 % sur un an mais en baisse de 13 % séquentiellement. Le ralentissement des émissions d’actions et de dette en fin de trimestre a pesé, plusieurs introductions en Bourse ayant été reportées dans un environnement de taux élevés.

Les revenus de trading ont progressé de 6 % sur un an à 6,11 milliards de dollars. Les actions gagnent 14 % et les produits de taux 4 %, mais l’ensemble recule de 13 % par rapport au trimestre précédent. Les services ont enregistré la plus forte dynamique, avec une hausse de 15 % du chiffre d’affaires et de 27 % du bénéfice. La gestion de patrimoine affiche également une croissance de 15 % de ses revenus et de ses actifs sous gestion.

Le rendement des fonds propres tangibles atteint 11,5 % au trimestre et 12,6 % depuis le début de l’année, au-dessus de l’objectif de 11 %. Jane Fraser vise à terme des rendements durables de 14 % à 15 %. Citi a restitué 4,1 milliards de dollars aux actionnaires pendant le trimestre et cumule 13,3 milliards de rachats cette année.

Les cartes de crédit constituent un point plus fragile : leurs bénéfices ont baissé de 8 %, malgré des dépenses clients en hausse de 13 %. Les provisions ont atteint 1,9 milliard de dollars, soit 4 % de plus sur un an. Pour les investisseurs, la transformation avance, mais l’amélioration des rendements doit encore résister au cycle du crédit et à la volatilité des marchés.