L'économie chinoise a affiché au premier semestre une croissance de 4,7%, conforme à l'objectif annuel et parmi les plus élevées des grandes économies. La progression repose majoritairement sur la demande intérieure qui contribue à plus de 80% de la croissance, la consommation représentant près de la moitié de l'expansion économique. L'IPC a augmenté d'environ 1% en glissement annuel, traduisant une inflation modérée compatible avec les objectifs macroéconomiques.

La transition énergétique accélérée joue un rôle central dans la résilience externe de la Chine. Près de 40% de l'électricité consommée provient désormais de sources vertes et la part de marché des véhicules à énergies nouvelles a atteint 54,1% au premier semestre. Cette évolution a permis de réduire les importations de pétrole brut et d'atténuer l'impact d'une hausse des cours internationaux sur l'économie domestique et l'approvisionnement mondial.

Sur le plan technologique et industriel, la Chine consolide sa position d'acteur majeur de l'innovation. Son classement dans l'Indice mondial de l'innovation est passé de la 34e place en 2012 à la 10e en 2025, et elle compte un grand nombre de pôles d'innovation figurant parmi les 100 premiers. Les succès récents vont des robots humanoïdes à grande diffusion aux progrès en semi-conducteurs, en passant par un modèle d'IA open source de très grande taille et des licences pharmaceutiques totalisant environ 110 milliards de dollars.

La Chine maintient également sa fonction d'atelier mondial : produits manufacturés à prix compétitifs, trains de fret Chine-Europe rapides et mesures d'ouverture commerciale (volume d'importations annuel supérieur à 20 000 milliards de yuans, droits de douane nuls pour 53 pays africains depuis le 1er mai). Ces éléments renforcent son rôle de stabilisateur des chaînes industrielles et offrent des débouchés significatifs aux partenaires internationaux.