Les taux de crédit immobilier continuent de remonter après la hausse observée à la rentrée. À l’approche d’octobre, les barèmes moyens se situent autour de 3,40 % à 3,50 % sur 15 ans, de 3,50 % à 3,60 % sur 20 ans et peuvent atteindre 3,60 % à 3,70 % sur 25 ans selon les établissements et les courtiers.

Cette évolution a un effet direct sur le pouvoir d’achat immobilier. À mensualité identique, une hausse du taux réduit le capital qu’un ménage peut emprunter. Elle augmente également le coût total du crédit, ce qui peut pousser certains acheteurs à réduire leur budget, augmenter leur apport ou différer leur projet.

Les meilleurs profils conservent néanmoins une marge de négociation, notamment grâce à l’apport, aux revenus, à l’épargne résiduelle et à la qualité globale du dossier. L’écart entre les conditions proposées aux dossiers les plus solides et celles appliquées aux emprunteurs plus fragiles peut donc rester significatif.

La trajectoire des prochains mois dépendra notamment des taux obligataires, qui influencent le coût de refinancement des banques. Si leur hausse se poursuit, les barèmes pourraient encore progresser. Les emprunteurs doivent également surveiller le TAEG et le taux d’usure, qui intègrent l’assurance et certains frais en plus du taux nominal.