Le groupe Dangote ouvrira une introduction en bourse le 14 septembre, clôturant le 13 octobre, visant à permettre à des particuliers africains d’acquérir au minimum 10 actions au prix unitaire de 525 nairas. L’offre ambitionne d’attirer jusqu’à 10 millions d’actionnaires et pourrait lever jusqu’à 2 150 milliards de nairas, soit environ 1,4 milliard d’euros.

Aliko Dangote et David Bird présentent l’opération comme un outil d’inclusion économique : au-delà de la levée de fonds, l’objectif affiché est que « Nigérians et Africains ordinaires » détiennent une part du projet. La raffinerie, opérationnelle depuis 2024 en périphérie de Lagos, est décrite comme l’une des plus grandes raffineries à train unique au monde et un actif central de l’empire Dangote, qui comprend aussi des activités dans le ciment, le sucre et les engrais.

Les recettes serviront notamment à financer l’agrandissement de la raffinerie, dont le groupe prévoit qu’elle deviendrait la plus grande au monde d’ici 2028. Le plan stratégique inclut aussi une expansion de la présence régionale : parcs de stockage en Namibie, construction d’un pipeline pour desservir des marchés intérieurs, et développement d’activités en Éthiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Namibie.

Les dirigeants mettent en avant la modernité de l’installation de Lagos — qualifiée de « plus moderne, la plus récente, la plus efficace énergétiquement, la plus automatisée et la plus riche en données au monde » — et espèrent que l’opération favorisera la création de richesse chez des ménages qui, selon des analystes cités, consacrent autrement une part de leurs revenus à des dépenses récréatives comme les paris sportifs. L’opération est revendiquée comme potentiellement la plus importante introduction en bourse de l’histoire africaine.