Denis Knoops, qui a dirigé Delhaize Belgique de 2014 à 2017, a vécu une sortie marquée par des divergences culturelles avec l'actionnaire Ahold et un plan de restructuration qui avait coûté 2 500 emplois. Après son départ en septembre 2017, il a pris du recul — symbolisé par une ascension du Toubkal à plus de 4 000 mètres — puis a choisi de ne plus être un dirigeant salarié à temps plein mais un entrepreneur et mentor. Il reconnaît avoir perçu un chèque de départ et s'être offert du temps pour réfléchir à ses prochaines étapes.

Refusant des postes où le private equity ferait de lui « un simple employé », Knoops a préféré accompagner et investir dans une dizaine de sociétés aux profils variés. Parmi elles figurent EyeD Pharma (une PME liégeoise d’une centaine de collaborateurs qui a levé des fonds), 1PopUpStore (lié à Chronostock), Cash Converters et Jobgether, cette dernière vantée pour son nombre important de followers LinkedIn. Il se présente désormais comme mentor plutôt que comme opérateur : il aide les CEOs à valider des idées sans s'immiscer dans la décision finale.

Très axé sur l'humain, Knoops dit faire ses choix en priorité pour les personnes plutôt que pour les montages financiers. Il préside le conseil d'administration de Finance & Invest Brussels et dirige l'Advisory Board du social club The Merode à Bruxelles. Il a aussi tenté, sans succès, de reprendre la librairie Filigranes — son offre n'a pas été retenue par le tribunal fin 2024.

Sportif et actif dans son réseau, il se dit attiré par la présidence d'un conseil d'administration d'une grande entreprise et évoque un « gros projet » dans la durabilité qui n'est pas encore signé. Il décline par ailleurs les propositions politiques, préférant rester au service de dirigeants et de jeunes en transition professionnelle plutôt que d'entrer en politique.