Une semaine après la catastrophe du 26 août, le bilan humain continue de s’alourdir et la douleur reste présente dans les communautés touchées. Au Népal, les autorités font état de 1.114 morts et 3.916 disparus ; côté chinois, les médias d’État rapportent 16 décès et 546 disparus, pour un total provisoire de 1.130 morts et 4.462 disparus. Au moins 17 corps ont été repêchés en aval en Inde. Les morgues népalaises sont saturées : des prélèvements ADN ont été réalisés avant l’inhumation de centaines de corps non identifiés.
Des scènes poignantes émergent, comme celle de Dolma Newar Tamang, qui a organisé des funérailles symboliques dans la région de Nuwakot pour son mari disparu alors qu’il devait traverser le poste-frontière de Gyirong, épicentre de la coulée. Les autorités et les familles maintiennent une lueur d’espoir pour retrouver d’éventuels survivants, notamment dans les tunnels des centrales hydroélectriques, mais pour l’heure seules des victimes y ont été retrouvées. Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a déclaré qu’il ne fallait « pas perdre complètement espoir ».
La catastrophe ravive la colère et les appels à la solidarité internationale. Le Premier ministre Balendra Shah a rappelé que le changement climatique, responsable selon les scientifiques d’une fonte accélérée des glaciers de l’Himalaya, est un phénomène mondial dont la réponse relève d’une responsabilité collective. Katmandou a déjà indiqué que les coûts de reconstruction pourraient se chiffrer à « plusieurs milliards de dollars ».
Sur le plan opérationnel, l’accès routier au poste-frontière de Gyirong a été rétabli côté chinois après plusieurs jours de réparations. Les autorités chinoises assurent avoir diffusé les informations « de manière ouverte, transparente et rapide », alors que des groupes d’opposants au régime estiment que le bilan publié est sous-évalué. Les journalistes étrangers ne sont pas autorisés à couvrir librement la zone tibétaine contrôlée par Pékin.


