Les autorités népalaises ont confirmé la récupération de huit corps après des inondations violentes mercredi dans une vallée himalayenne frontalière avec la Chine. La police a diffusé des images d’une vague massive ravageant des habitations et emportant camions ; un porte-parole, Abi Narayan Kafle, a précisé que les opérations de secours étaient en cours et que l’évaluation des dégâts n’était pas encore achevée. L’armée a dépêché des hommes et des hélicoptères sur place tandis que le Premier ministre Balendra Shah a convoqué une réunion d’urgence et annoncé la mobilisation de services médicaux, de recherche et de la Croix-Rouge.

L’Autorité de gestion de l’électricité a signalé des dommages sur plusieurs installations locales, notamment des barrages et des centrales solaires, entraînant des coupures d’électricité dans la zone touchée. Sur le versant chinois, l’agence Chine nouvelle a rapporté une coulée de boue au poste frontière de Gyirong (Tibet), un point de passage terrestre majeur entre les deux pays, faisant « de nombreuses victimes et disparus » sans bilan chiffré fourni par les médias ou autorités nationales.

La télévision publique CCTV a diffusé des images d’eaux tumultueuses charriant branches et débris et de routes submergées. Le président chinois Xi Jinping, cité par Chine nouvelle, a demandé la mobilisation de tous les moyens pour rechercher les disparus, évacuer et reloger les populations, et soigner les blessés — une intervention présidentielle qui s’observe généralement lorsque le bilan humain est lourd. Les autorités locales n’ont toutefois pas donné de chiffre précis sur les victimes côté chinois au moment du reportage.

Les crues et glissements de terrain surviennent dans le contexte de la mousson (juin-septembre) qui affecte régulièrement le Népal et l’Asie du Sud. Les scientifiques rappelés par la source estiment que le changement climatique augmente l’intensité et la fréquence de tels phénomènes, accentuant la vulnérabilité des infrastructures et des populations dans les zones montagneuses.