Des ouvriers belges intervenant pour la société De Brand sur un chantier de rénovation à Sint‑Gillis‑Dendermonde ont mis au jour un coffre dissimulé dans un mur de cave contenant plusieurs kilos d’or : pièces, pépites et petits lingots numérotés. L’ensemble est évalué à un montant supérieur à neuf millions d’euros, sans que le nombre exact d’objets n’ait été précisé.
Les ouvriers ont d’abord informé leur client, la CAW Oost‑Vlaanderen (Centre pour le bien‑être général de Flandre‑Orientale), avant de prévenir la police. Geert Hillaert, directeur de la CAW, a qualifié la découverte «d’expérience unique», exprimant sa surprise et son émerveillement tout en restant prudent quant à l’origine du trésor.
Le parquet de Flandre‑Orientale a pris le dossier en main et a indiqué que l’origine de l’or et son propriétaire légal sont pour l’heure inconnus. Une enquête judiciaire doit maintenant déterminer à qui appartient le coffre et si les fonds proviennent d’activités illégales ou d’autres circonstances justifiant une restitution. La porte‑parole du parquet a souligné l’absence d’éléments établissant la provenance pour le moment.
La CAW Oost‑Vlaanderen se refuse à toute annonce précipitée quant à l’utilisation éventuelle d’un éventuel retour de fonds, même si son directeur évoque la création possible de «capacités supplémentaires» pour aider les sans‑abri. Le traitement légal des découvertes de trésors varie selon les juridictions : l’article rappelle qu’en France, par exemple, la répartition dépend du lieu de la découverte (propriété privée, fonds d’autrui ou lieu public), ce qui illustre la complexité des situations lorsqu’un trésor est retrouvé durant des travaux.
Enfin, la question récurrente d’une éventuelle rémunération des découvreurs est soulevée : dans certains cas, ceux qui trouvent un trésor peuvent prétendre à une commission, mais cela dépendra des conclusions de l’enquête et du droit applicable.


