Genmab a dévoilé de nouvelles données cliniques pour le rinatabart sesutecan, ou Rina-S, un conjugué anticorps-médicament ciblant le récepteur alpha du folate. La partie C de l’essai de phase 1/2 a porté sur 109 patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire résistant au platine.
La population étudiée était lourdement prétraitée : 53 % des patientes avaient déjà reçu trois ou quatre lignes de traitement. Administré seul à la dose de 120 mg par mètre carré toutes les trois semaines, Rina-S a obtenu un taux de réponse confirmé de 45,9 %. La durée médiane de réponse atteint 12,1 mois et la survie sans progression médiane 9,5 mois.
Le taux de survie globale à douze mois ressort à 66,6 %. Jefferies considère que la courbe observée pourrait annoncer une survie globale proche de 24 mois si la tendance se maintient. Cette estimation reste cependant une interprétation d’analyste, et non un résultat clinique démontré à ce stade.
Le profil de sécurité est présenté par Genmab comme gérable, sans détail supplémentaire dans les éléments disponibles. Pour évaluer correctement le rapport bénéfice-risque, les investisseurs devront suivre la nature et la fréquence des effets indésirables, ainsi que les interruptions ou réductions de dose.
Jefferies a maintenu sa recommandation d’achat et relevé son objectif de cours de 2 800 à 2 900 couronnes danoises. Le titre progressait de 4,3 % à 2 354 couronnes après la présentation. La banque juge que les données réduisent le risque entourant le profil d’activité du médicament.
La prudence reste essentielle. Il s’agit d’un essai précoce et non d’une validation définitive. Un suivi plus long ainsi qu’un essai randomisé contrôlé de phase III seront nécessaires pour confirmer la survie, comparer le traitement aux standards existants et établir son potentiel réglementaire et commercial.
