Emmanuel Macron et le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi ont appelé à diversifier les routes d’exportation des hydrocarbures au Moyen-Orient. Leur déclaration commune intervient dans un contexte de tensions autour des détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, deux passages essentiels pour le commerce énergétique.
TotalEnergies et le gouvernement irakien sont convenus d’engager des discussions sur plusieurs projets énergétiques destinés à augmenter la production de pétrole en Irak. Selon les services du Premier ministre irakien, Patrick Pouyanné a évoqué une progression future des investissements du groupe à 16 milliards de dollars, contre 12 milliards actuellement. Ce montant représente une intention à confirmer et non un engagement définitivement exécuté.
La diversification des infrastructures d’exportation vise à réduire la dépendance aux routes maritimes les plus exposées aux conflits. Pour l’Irak, l’enjeu consiste à sécuriser ses recettes pétrolières et à améliorer ses interconnexions régionales. Pour TotalEnergies, de nouveaux projets pourraient renforcer une présence déjà importante, mais augmenteraient aussi l’exposition aux risques politiques, sécuritaires et contractuels.
La coopération s’étend à la défense. Paris et Bagdad ont signé une feuille de route relative à de futures acquisitions d’équipements militaires français. Le fabricant français de drones Harmattan a également signé une lettre d’intention avec le ministère irakien de la Défense concernant des systèmes autonomes de défense aérienne. Aucun montant détaillé n’a été communiqué.
Pour les investisseurs, l’annonce est favorable au développement commercial potentiel de TotalEnergies et de fournisseurs français de défense. Son impact financier ne peut toutefois pas être chiffré tant que les discussions énergétiques ne débouchent pas sur des contrats et que les acquisitions militaires ne sont pas précisées.


