Le Canada doit dévoiler mardi 25 août sa réponse aux nouvelles surtaxes décidées par Washington après l’échec des discussions entre Mark Carney et la Maison Blanche. Donald Trump a annoncé sur Truth Social une hausse à 50% des droits de douane «sur toutes les voitures, les camions, les pièces détachées automobiles et l'acier» à compter du 1er janvier 2027, en accusant le Canada d’«en dépouiller» les États-Unis. Déjà, une partie importante de l’acier canadien importé aux États-Unis est taxée à 50%, et Washington avait évoqué une baisse possible en cas de trêve commerciale, condition désormais compromise.
Les ministres canadiens des Finances, de l'Industrie et du Travail présenteront à 13h GMT les mesures de réplique d’Ottawa. Le gouvernement explique qu’il a refusé des conditions jugées «déraisonnables», reprochant aux États-Unis d’aller jusqu’à remettre en cause des éléments sensibles comme le statut du français. Mark Carney a affirmé que le Canada ne signerait «pas à n'importe quel prix» et a souligné le renforcement des partenariats commerciaux du pays en Asie et avec l'Union européenne.
Washington a déjà appliqué des surtaxes punitives touchant 20 milliards de dollars de produits canadiens, incluant ciment et crosses de hockey. La posture des dirigeants est montée d’un cran : l’Ontario, via Doug Ford, a très fermement critiqué Trump, qui a répliqué sur Truth Social ; le vice-président JD Vance évoque des «demandes déraisonnables» du côté canadien. L’opinion publique canadienne soutient majoritairement la rupture : un sondage récent rapporte 76% d’appui à l’arrêt des négociations et 62% en faveur de représailles.
Au-delà des postures politiques, la dynamique reste incertaine : Trump a parfois menacé puis reculé par le passé, et toute escalade tarifaire pourrait alimenter l’inflation aux États-Unis, un enjeu sensible avant les élections de mi‑mandat.


