Après la rupture des négociations entre Ottawa et Washington, le président américain a annoncé de nouvelles surtaxes importantes ciblant l'acier et les véhicules, ainsi que des pièces détachées, à compter du 1er janvier 2027. Ces hausses, portées à 50% selon l'administration américaine, interviennent après que le Premier ministre canadien a interrompu les discussions, jugeant certaines demandes américaines inacceptables. Le gouvernement canadien a été clair : il ne renoncera pas à défendre ses industries et ses sensibilités politiques domestiques, notamment autour de la protection du statut du français.
La majorité des exportations d'acier canadien vers les États-Unis était déjà soumise à un tarif de 50%, et Washington avait laissé entrevoir une possible réduction en échange d'une trêve commerciale. Ottawa conteste le rapport coût-avantage de l'offre américaine, estimant que les concessions exigées menacent des secteurs clés comme l'automobile, l'acier et l'aluminium. Le Premier ministre Mark Carney souligne que le Canada a simultanément renforcé d'autres partenariats commerciaux en Asie et avec l'Union européenne, réduisant quelque peu sa marge de manœuvre mais affirmant son refus d'un compromis déséquilibré.
En réponse immédiate, les États-Unis ont déjà appliqué des surtaxes punitives sur 20 milliards de dollars de produits canadiens, incluant des biens symboliques pour l'opinion publique, comme des crosses de hockey. Le contexte politique ajoute de l'intensité : des dirigeants provinciaux canadiens ont vivement réagi et le président américain a multiplié les attaques verbales, tandis que certains responsables américains dénoncent des demandes canadiennes qualifiées de «dernière minute». Un sondage domestique montre un soutien majoritaire en faveur de la rupture des négociations et des représailles envisagées.
Les risques d'escalade demeurent, avec un impact potentiel sur l'inflation et sur l'environnement politique américain à l'approche d'élections de mi-mandat, ce qui pourrait influencer la propension de Washington à durcir ou à relâcher sa posture tarifaire.


