La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest a confirmé ses principaux paramètres monétaires : taux directeur inchangé à 3 %, taux du guichet marginal fixé à 5 % et réserves obligatoires maintenues à 3 %. Le Comité justifie ce statu quo par l’examen de l’évolution des prix, de l’activité économique, de la situation extérieure et des risques à court terme.
Sur le plan des prix, l’Union a connu une reprise de l’inflation au deuxième trimestre 2026, à 0,4 % contre -0,2 % au trimestre précédent, signe d’un retour de pressions après une période de déflation. Parallèlement, l’activité est demeurée robuste : la croissance en glissement annuel est estimée à 6 % au T2, légèrement inférieure aux 6,1 % du trimestre antérieur, et la BCEAO table sur une croissance de 6,1 % pour l’ensemble de 2026.
La position extérieure s’est renforcée au T2 grâce à l’appréciation des exportations d’or, de coton, de cacao et de produits pétroliers. Ce renfort extérieur, combiné à une progression du crédit bancaire au secteur privé (+6,6 % en fin juin contre +6 % fin mars), incite la Banque centrale à maintenir une politique accommodante mais prudente pour soutenir l’activité tout en surveillant la remontée des prix.
La communication mentionne aussi des développements institutionnels régionaux et nationaux : le Conseil de convergence de la CEDEAO a chargé son secrétariat d’organiser une réunion, et les autorités sénégalaises ont annoncé, début septembre, le traitement de la dette du pays après un accord technique avec le FMI. Ces éléments externes peuvent peser sur l’environnement macroéconomique et la coordination des politiques au niveau régional.
