Egide annonce avoir été touché par une cyberattaque le mardi 6 octobre 2026. L’incident est intervenu par l’intermédiaire d’un prestataire informatique externe et pourrait avoir affecté certains systèmes du site de Bollène.
Le groupe a décidé une interruption partielle de ce site à titre préventif. Cette mesure vise à limiter l’exposition des systèmes pendant l’analyse de l’incident, mais elle implique aussi un risque opérationnel tant que la durée et le périmètre exacts de l’arrêt ne sont pas connus.
Egide conçoit des boîtiers et des solutions d’interconnexion hermétiques pour des composants électroniques sensibles. Dans ce type d’activité industrielle, la continuité des systèmes d’information peut affecter la planification, la production, les contrôles et les expéditions. La société n’a toutefois communiqué ni estimation financière, ni calendrier précis de rétablissement, ni indication confirmée sur une fuite de données.
L’entreprise a notifié les autorités compétentes, en particulier la CNIL, et déposé plainte auprès des autorités judiciaires. Elle s’engage à informer le marché en cas d’évolution significative. Ces démarches sont importantes pour encadrer le traitement réglementaire et judiciaire, mais ne permettent pas encore d’évaluer les conséquences économiques.
Pour les investisseurs, trois inconnues dominent : la durée de l’interruption, l’éventuelle atteinte aux données et le coût du rétablissement. Une reprise rapide et l’absence d’impact matériel limiteraient le risque. À l’inverse, un arrêt prolongé, des commandes retardées ou des dépenses importantes de remédiation pourraient peser sur l’activité et la trésorerie. En l’état, la prudence s’impose jusqu’à une mise à jour chiffrée du groupe.
